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Classification (18 espèces, 6 genres)
Mammifères-Euthèriens-Ongulés-Périssodactyles
(Chevaux, ânes, zèbres, tapirs, rhinocéros...)
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Genres |
Espèces représentatives |
Description |
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Equus
(Equidés,8 espèces)
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Equus grevyi — Zèbre de Grévy
Equus africanus — Âne sauvage d’Afrique
Equus hemionus — Hémione
Equus ferus caballus — Cheval domestique
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Distribution le genre
Equus occupe naturellement
l’Afrique et l’Asie pour ses formes sauvages, notamment les zèbres, les ânes
sauvages et les hémiones, tandis que les formes domestiquées comme le cheval
et l’âne sont aujourd’hui présentes sur tous les continents à l’exception de
l’Antarctique grâce à l’action humaine
Description les membres du genre
Equus sont des ongulés
monodactyles au corps élancé, dotés d’une crinière de crins, d’un long
museau, d’oreilles développées et d’un sabot unique par membre. Leur
morphologie est adaptée à la course, avec des membres longs et une
musculature puissante permettant vitesse et endurance
Comportement les équidés sont des herbivores sociaux vivant en
groupes structurés, souvent composés d’un mâle dominant, de femelles et de
jeunes. Ils privilégient la fuite comme stratégie antiprédatrice,
communiquent par vocalisations, postures et expressions faciales, et
parcourent de longues distances pour se nourrir ou migrer selon les espèces
Particularités le genre Equus
regroupe des espèces domestiquées depuis des millénaires, essentielles aux
sociétés humaines pour le transport, l’agriculture et la culture. Il inclut
aussi des espèces sauvages aux adaptations marquées, comme les rayures des
zèbres ou la robustesse des ânes sauvages des milieux arides
Dangerosités |
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Tapirus
(Tapiridés, 5 espèces) |
Tapirus terrestris — Tapir du Brésil
Tapirus bairdii — Tapir de Baird
Tapirus pinchaque — Tapir des montagnes
Tapirus indicus — Tapir de Malaisie
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Ceratotherium
(Rhinocérotidés, 1 espèce) |
Ceratotherium simum — Rhinocéros blanc
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Diceros
(Rhinocérotidés, 1 espèce) |
Diceros bicornis — Rhinocéros noir
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Dicerorhinus
(Rhinocérotidés, 1 espèce) |
Dicerorhinus sumatrensis — Rhinocéros de Sumatra
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Rhinoceros
(Rhinocérotidés, 2 espèces)
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Rhinoceros unicornis — Rhinocéros indien
Rhinoceros sondaicus — Rhinocéros de Java
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Quelques
races de chevaux
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Origine |
Espèces représentatives |
Description |
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Asie centrale et steppes |
Cheval de Przewalskii
(Equus
ferus przewalskii)
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Origine et distribution actuelle
Le cheval de Przewalski, aussi appelé
takhi, est originaire des steppes d’Asie centrale, principalement de
Mongolie. Il était autrefois largement répandu dans les plaines arides et
semi‑désertiques de la région. L’espèce s’est éteinte à l’état sauvage à la
fin des années 1960, avant d’être réintroduite à partir des années 1990
grâce à des programmes internationaux de reproduction en captivité.
Aujourd’hui, il vit de nouveau en liberté dans plusieurs zones protégées de
Mongolie, notamment le parc national de Hustai, Takhin Tal et Khomiin Tal,
ainsi que dans quelques sites de réintroduction en Chine et en Europe de
l’Est. La Mongolie abrite la majorité des populations sauvages actuelles,
tandis que la Chine possède d’importants centres d’élevage et de
réintroduction.
Morphologie et effectif mondial Le cheval de Przewalski est plus
petit, plus trapu et plus massif que le cheval domestique. Sa hauteur au
garrot varie de 122 Ã 142 cm et son poids moyen tourne autour de 300 kg.
Il présente une robe isabelle ou bai‑dun avec des marques primitives
: raie de mulet, membres sombres, museau plus clair (pangaré). Sa crinière
est courte, dressée et sans toupet. Il possède 33 paires de chromosomes,
contre 32 chez le cheval domestique, ce qui confirme une divergence ancienne
entre les deux lignées. L’effectif mondial
total est estimé à environ 2 000 individus, incluant les populations
sauvages et captives, avec une tendance générale à l’augmentation grâce aux
programmes de conservation. En Mongolie, on compte environ 850 à 1 000
chevaux réintroduits, et plus de 900 en Chine dans les centres de
reproduction et zones de relâcher.
Caractéristiques et particularités
Le cheval de Przewalski est souvent considéré comme le dernier cheval
véritablement sauvage, même si des études récentes suggèrent qu’il pourrait
descendre des chevaux domestiqués de la culture Botai, retournés à l’état
sauvage. Quoi qu’il en soit, il représente une lignée génétique unique au
sein des équidés et constitue un élément essentiel de la biodiversité équine.
Il vit en groupes sociaux
structurés appelés harems, composés d’un étalon dominant, de plusieurs
juments et de leurs jeunes. Les jeunes mâles forment des groupes de
célibataires avant de tenter de constituer leur propre harem. L’espèce est
parfaitement adaptée aux climats extrêmes des steppes : résistance au froid,
capacité à parcourir de longues distances et à survivre dans des
environnements pauvres en ressources. Sa réintroduction est considérée comme
l’un des plus grands succès de conservation du XXᵉ siècle, après une
extinction complète à l’état sauvage en 1969. |
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Asie centrale et steppes |
Kazakh (Equus
ferus caballus)
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Origine et distribution actuelle
Le cheval kazakh est une population ancienne issue des traditions pastorales
des steppes d’Asie centrale. Son origine est étroitement liée à la culture
du Botai, l’un des premiers foyers connus de domestication du cheval dans le
nord du Kazakhstan. Depuis des millénaires, il est sélectionné pour la
résistance, l’endurance et l’adaptation aux climats extrêmes. Aujourd’hui,
il est largement distribué dans tout le Kazakhstan, avec plusieurs types
régionaux (Kushum, Mugalzhar, Adai, Zhabe). On le retrouve principalement
dans les zones steppiques et semi‑arides, où il reste essentiel à l’élevage
extensif et à la production de viande et de lait.
Morphologie et effectif mondial Le cheval kazakh présente une
morphologie robuste, compacte et adaptée aux longues distances. Il possède
une tête plutôt massive, un encolure courte et musclée, un corps large et
profond, une croupe puissante et des membres solides. La robe est
généralement baie ou alezane, mais peut aussi être souris, grise ou noire
selon les lignées. Sa taille varie selon
les types, mais il reste globalement de petit à moyen format, avec une
constitution rustique et une peau épaisse. L’effectif mondial n’est pas
précisément quantifié, car il s’agit d’une population nationale très
répandue plutôt que d’une race standardisée. Les études génétiques récentes
portent sur plusieurs centaines d’individus et montrent une forte diversité
et un important brassage génétique entre les différents types kazakhs,
ce qui suggère une population globale très large, probablement de
plusieurs dizaines de milliers de chevaux.
Caractéristiques et particularités Le cheval kazakh est reconnu
pour sa rusticité exceptionnelle : il supporte des hivers rigoureux, des
étés très chauds et des pâturages pauvres. Il est capable de parcourir de
longues distances en autonomie et de survivre en extérieur toute l’année.
Les lignées comme Zhabe ou Adai sont réputées pour leur endurance, leur
force et leur capacité à fournir à la fois du lait (koumis) et de la viande,
ce qui en fait un animal central dans l’économie pastorale traditionnelle.
Les analyses génétiques montrent une grande variabilité et une faible
différenciation entre les sous‑populations, signe d’un élevage extensif
ancien et d’échanges réguliers entre régions.
Le cheval kazakh représente ainsi un patrimoine zootechnique majeur,
combinant adaptation écologique, diversité génétique et importance
culturelle. |
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Moyen-Orient et Asie occidentale |
Pur-sang arabe (Equus ferus caballus) |
Origine et distribution actuelle
Le Pur‑sang arabe est l’une des plus anciennes lignées équines domestiques,
développée dans la péninsule Arabique. Les données génétiques confirment une
origine au Moyen‑Orient, avec une forte diversité génétique et une histoire
liée aux tribus bédouines qui ont façonné la race dans un environnement
désertique. Historiquement diffusé par le commerce et les conquêtes, il est
aujourd’hui présent dans le monde entier, avec des registres dans plus de 80
pays et une distribution globale couvrant l’Amérique du Nord, l’Europe,
l’Australie, l’Amérique du Sud et le Moyen‑Orient.
Morphologie et effectif mondial Le Pur‑sang arabe possède une
morphologie très reconnaissable : tête fine et triangulaire, profil concave
(« dish »), grands yeux, naseaux larges, encolure arquée, dos court, croupe
relativement horizontale et queue portée haut. Sa taille varie généralement
de 145 Ã 155 cm au garrot, pour un poids de 360 Ã 450 kg.
Les robes les plus fréquentes sont baie, alezane, noire ou grise. L’effectif
mondial exact n’est pas connu, mais la race est l’une des plus répandues au
monde, avec des registres actifs dans au moins 82 pays et une présence
massive dans les élevages de sport, de loisir et d’endurance.
Caractéristiques et particularités Le Pur‑sang arabe est réputé
pour son endurance exceptionnelle, sa capacité à prospérer dans les
environnements chauds et secs, et sa relation étroite avec l’humain,
façonnée par des siècles de sélection bédouine. Les analyses génétiques
montrent des signatures d’adaptation à l’exercice intense, notamment des
gènes liés à la gestion du stress oxydatif. Il est également connu pour son
intelligence, sa sensibilité et sa polyvalence, dominant notamment les
compétitions d’endurance. Sa conformation unique, incluant la « jibbah »
(bombement frontal) et la queue très relevée, en fait l’une des races les
plus reconnaissables au monde. |
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Asie du Sud et du Sud-Est |
Batak (Equus
ferus caballus)
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Origine et distribution actuelle
Le cheval Batak est originaire de la région du lac Toba, dans le nord de
l’île de Sumatra (Indonésie). Il descend des petits chevaux austronésiens
introduits dans l’archipel, puis influencés par des apports arabes et
mongols au fil des siècles. Il est aujourd’hui principalement élevé dans les
hautes terres du nord de Sumatra, où il reste un cheval utilitaire essentiel
pour le transport, l’agriculture légère et les cérémonies traditionnelles.
Sa distribution est essentiellement locale, même si quelques individus sont
présents dans d’autres régions d’Indonésie.
Morphologie et effectif mondial Le Batak est un cheval de petit
format, mesurant généralement entre 120 et 130 cm au garrot. Il possède une
silhouette fine, une tête relativement longue, un encolure courte, un dos
droit, une croupe inclinée et des membres secs mais résistants. Sa
morphologie reflète une adaptation aux terrains montagneux et aux charges
modérées. Les robes les plus fréquentes sont baie, alezane et noire.
L’effectif mondial n’est pas précisément connu, car il s’agit d’une race
locale non standardisée, mais il est estimé à plusieurs dizaines de milliers
d’individus en Indonésie, ce qui en fait l’un des chevaux indigènes encore
largement utilisés dans les zones rurales.
Caractéristiques et particularités Le cheval Batak est réputé pour
sa grande endurance, sa sobriété alimentaire et sa capacité à travailler
dans des environnements difficiles, notamment les pentes volcaniques et les
chemins escarpés de Sumatra. Il est apprécié pour son tempérament docile et
sa fiabilité, ce qui en fait un animal de bât et de selle très utilisé par
les populations locales. Il joue également un rôle culturel important dans
les traditions Batak, notamment lors de cérémonies et de fêtes
communautaires. Sa rusticité, sa petite taille et son adaptation au climat
tropical humide en font un exemple typique des chevaux austronésiens
insulaires. |
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Afrique du Nord |
Barbe (Equus ferus caballus)
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Egypte |
Arabe égyptien (Equus ferus caballus) |
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Soudan, Tchad, Niger |
Dongola (Equus ferus caballus) |
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Lesotho, Afrique australe |
Basuto (Equus ferus caballus)
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Etats-Unis (Nevada) |
Curly (Equus ferus caballus) |
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Amérique du Nord |
Paint Horse (Equus ferus caballus) |
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Irlande |
Irish Cob (Equus ferus caballus)
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Ecosse |
Shetland (Equus ferus caballus)
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Sibérie |
Iakoute (Equus ferus caballus) |
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